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Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron

Septembre-octobre 2016 ► CA des IPSO, 29 août 2016, 17 octobre 2016 Les membres du CA ont travaillé à la réalisation du Plan d’action 2016-2017 adopté en assemblée générale le 13 juin 2015.

Les membres des IPSO sont invités à proposer et/ou à organiser des thèmes de soirées-débats, de conférences ou d’articles de presse. Ils peuvent faire part de leurs intérêts à la secrétaire Fanny He.

L’exécutif des IPSO est composé des membres suivants : Pierre Serré, président; Micheline Labelle, vice-présidente; Fanny He, sécrétaire, Philippe Bernard, trésorier; Jocelyne Couture, conseillère; Ercilia Palacio -Quintin, registraire; Andrée Lajoie, conseillère. Les autres membres du Conseil d’administration sont les suivants :

Charles Berthelet, Yasmina Chouakri, Joël Côté, André Jacob, Jean-René Plante, Danic Parenteau

► Mot du président Pierre Serré Chères et chers amis des IPSO, La nouvelle année qui s’annonce commence encore sur les chapeaux de roue. L’élection d’un nouveau chef à la barre du Parti Québécois implique certes un rebrassage des cartes politiques. D’entrée de jeu, le premier ministre Couillard a

annoncé ses couleurs : s’il ne peut attaquer une menace directe d’indépendance, il combattra l’identité et le nationalisme québécois, c’est-à-dire toute mesure interne ou externe visant la défense et l’affirmation des intérêts de la majorité francophone, en particulier au Québec. Plus que jamais, les intellectuels ont un rôle majeur à jouer dans ce nouveau contexte, notamment pour réaffirmer haut et fort la légitimité du nationalisme de cette majorité. Au cours des prochaines années, les IPSO auront à contester les accusations iniques pour ne pas dire abracadabrantes de racisme et de xénophobie. Ils auront à contribuer à la construction d’un Québec démocratique et laïc, tout comme ils devront élaborer un modèle d’intégration à la société francophone propre à rejoindre tous les groupes présents sur le territoire national. En cette année de 150e anniversaire de la Confédération canadienne, les IPSO s’attaqueront à la propagande fédérale. Celle-ci ne manquera pas de répéter ad nauseam, à grands renforts de financement tiré de nos impôts, combien grand est le pays qui a enterré autant de minorités canadiennes françaises au cours de son histoire. Ce pays qui continue justement, encore aujourd’hui, à nier le caractère fragile du français au Québec et qui refuse de voir la nécessité, pour le gouvernement fédéral, de le protéger. En 2016-2017, les amis des IPSO seront invités à adhérer à ou à soutenir l’organisation dans le but de rendre celle-ci plus forte et plus efficace. Tous les petits gestes comptent. La bataille du Québec reflétera les sacrifices que chacun d’entre nous fera pour notre liberté nationale. Pierre Serré
Président des Intellectuels pour la souveraineté

►Publication d’un article de Micheline Labelle et Pierre Serré Labelle M. et P. Serré (2016). «Une Charte de la laïcité. Un projet plus pertinent que jamais», Le Devoir, 17 mars, p. B5. www.ledevoir.com/non-classe/480197/… que-jamais

Monsieur Couillard et l’extrême-droite Aussitôt élu démocratiquement par ses pairs, Jean-François Lisée, et par ricochet le mouvement souverainiste, est vite devenu la cible du premier ministre Couillard d’une manière extrêmement pernicieuse et vicieuse. Depuis l’élection du chef de l’opposition, ce dernier laisse entendre que le PQ dirigé par monsieur Lisée deviendra un parti comparable aux partis d’extrême-droite européens ; ce faisant, il se discrédite lui-même. En outre, il persiste et signe. Comme le soulignait Antoine Robitaille dans Le Devoir du 11 octobre : « Il (monsieur Couillard) a dénoncé « une sorte de nationalisme d’assiégés, de nationalisme de peureux essentiellement, des gens qui ne veulent pas faire face à la diversité, qui préfèrent que le Québec reste replié sur lui-même [serait-il replié actuellement ?]. On le voit aux États-Unis, on le voit en Europe. C’est un mouvement foncièrement négatif pour l’humanité ». Comment donc avoir du « respect » et faire preuve « d’écoute » pour un mouvement qui est « foncièrement négatif pour l’humanité » ?

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► Texte d’André Jacob et signé de membres du CA des IPSO sur les propos du Premier Ministre Couillard
Voir : https://www.facebook.com/LesIPSO/?f…

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En allant aussi loin, il faut avoir du culot ou faire preuve d’ignorance ou pire d’un manque d’éthique pour affirmer une telle ineptie. Il s’agit là d’une position insensée et dangereuse. Mais il y a une limite à la manipulation éhontée et délibérément mensongère de l’opinion publique. Or, notre premier ministre ne semble pas évaluer la portée d’une analogie aussi grossière et lourde de sens. On ne joue pas impunément avec un qualificatif comme « extrême-droite », car le terme est vicié par un nationalisme identitaire étroit et des politiques xénophobes. En somme, en termes voilés, le premier ministre insinue que le mouvement souverainiste serait xénophobe, voire raciste; de telles assertions contribuent à antagoniser les rapports entre les citoyens et citoyennes issus de l’immigration et les Québécois et des Québécoises d’ascendance française. En faisant une telle déclaration, il sous-entend par le fait même que lui et son parti défendent des positions antiracistes alors que ses adversaires sèmeraient la division et la discrimination. Ça ne tient pas la route. Il a l’habitude d’utiliser la peur pour servir ses intérêts électoralistes, mais là, il a dépassé les bornes. En tant que premier ministre, monsieur Couillard devrait s’élever au-dessus d’une accusation aussi caricaturale et réaliser que le Québec moderne se définit, dirait Émilie Tardivel, (Études. Revue de culture contemporaine, octobre 2016), comme une nation ouverte « constituée par des liens contractuels dans une communauté de personnes unies par le désir de vivre ensemble sous les mêmes lois, les mêmes mœurs et les mêmes institutions ». À notre avis, les positions du mouvement souverainiste québécois ne reposent certainement pas sur une conception fermée et frileuse de la nation. La référence aux orientations défensives anti-immigration et racistes des partis d’extrême-droite européens n’a rien à voir avec la situation québécoise. La lutte contre le racisme et la xénophobie doit être constante, tout comme les actions pour favoriser l’intégration doivent être renforcées. L’intégration, on le sait, est un long processus de développement des habiletés à comprendre et à participer à la vie sociale, culturelle, économique et politique. En ce sens, le soutien de l’État s’avère essentiel et plus nécessaire que jamais. Il importe de consolider les programmes d’éducation et les actions antiracistes et les autres programmes d’action déjà en place depuis des décennies. Bref, avant de s’aventurer sur le terrain glissant des accusations de dérives vers l’extrême-droite, monsieur Couillard devrait faire preuve de prudence avant de jouer cette carte démagogique pour discréditer et diaboliser son adversaire et le mouvement souverainiste. Certes, la tactique de la peur est usée, mais dans ce cas-ci, elle contribue à déplacer le débat d’une façon simpliste dans une zone dramatique, préoccupante, pernicieuse et critique au plan social et politique, car elle fait appel à la distinction entre le « eux » et le « nous ». Avant d’utiliser un qualificatif aussi vicié que celui d’extrême- droite, le premier ministre aurait dû se regarder dans un miroir et évaluer ses dires et ses gestes, il aurait réalisé que ses actions ne suivent pas nécessairement son discours en matière d’intégration. De plus, il nous apparaît clair que les politiques libérales fondées sur l’austérité font reculer les droits des minorités en contribuant à approfondir les inégalités sociales, économiques et culturelles, soit les facteurs fondamentaux déterminants au plan de la discrimination, de l’exclusion sociale et du racisme. La vérificatrice générale l’a démontré récemment… Avant d’accuser son adversaire de dirigeant d’extrême-droite, monsieur Couillard devrait vérifier le sens des mots qu’il utilise, car ils pourraient peut- être avoir un effet boomerang.

Signé par : Joël Côté, Jocelyne Couture, Fanny He, André Jacob, Micheline Labelle, Andrée Lajoie, Ercilia Palacio-Quintin, Danic Parenteau, Pierre Serré
Membres du conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté

► Prochaine Soirée-débat des IPSO, du lundi 7 novembre 2016, à 19h, salle DR200, UQAM Pour un Québec indépendant, égalitaire et antiraciste Invité,es:
Yasmina Chouakri, chercheure, Table de concertation des organismes au service des réfugiés et des personnes immigrantes (TCRI), membre du CA des IPSO Armand MacKenzie, avocat Robin Philpot, éditeur, auteur et traducteur, membre des Anglophones pour un Québec indépendant (AQI) Marjorie Villefranche, directrice générale, Maison d’Haïti
Responsables du débat : André Jacob, membre du CA des IPSO et Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO
Animation : André Jacob, professeur retraité, UQAM ► Deux prochaines Soirées-débats à l’hiver et au printemps 2017: Quatre dates québécoises pour contrecarrer la commémoration fédérale du 150ème anniversaire de la fondation du Canada. Responsable: Jean-René Plante, membre du CA des IPSO https://www.facebook.com/IRAIQc Ont pris la parole : Daniel Turp (Président de l’IRAI), Maïtée Labrecque-Saganash (Militante féministe et indépendantiste), Akos Verboczi (Auteur), Karel Mayrand (Directeur général pour le Québec, Fondation David Suzuki), Claudette Carbonneau (Présidente des OUI Québec). La soirée a été animée par Geneviève Baril (Directrice générale de l’IRAI). Plusieurs membres des IPSO étaient présents. Le lancement a rassemblé près de 250 personnes au nouveau siège de l’IRAI situé dans le quartier Mile-Ex à Montréal. La directrice générale Geneviève Baril a animé la soirée.

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► Lancement officiel de L’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), le 29 septembre 2016

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Thèmes de recherche annoncés lors du lancement Les trois premiers chantiers porteront sur 1- Le rapport des jeunes Québécois âgés de 18 à 35 ans à l’indépendance du Québec, Marie-Michèle Sauvageau et Alexis Hieu Truong de l’Université d’Ottawa réaliseront cette première étude. 2- Lesprocessusconstituants
Daniel Turp (membre des iPSO) coordonnera les travaux d’une équipe composée de deux chercheurs québécois (Danic Parenteau, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean (membre du CA des IPSO), ainsi que André Binette, avocat spécialisé en droit constitutionnel (membre des IPSO). Trois chercheurs internationaux, Matt Qvortrup, professeur à Coventry University, en Angleterre, Marc Sanjaume, chercheur et conseiller en politique comparée à l’Institut d’Estudis de l’Autogovern du Gouvernement de la Catalogne et Jorge Léon, politologue équatorien et professeur invité à l’Université du Québec à Montréal. 3- L’économie d’un Québec indépendant, et plus particulièrement dans ce dernier cas sur la méthodologie actuellement employée pour calculer les recettes et les dépenses du gouvernement du Canada en sol québécois.
Le processus d’identification d’un chercheur pour réaliser cette étude est en cours.

► Les IPSO sont à la recherche d’une personne, membre des IPSO ou non, qui désirerait s’impliquer en tant que bénévole dans un dossier prioritaire. Sous la supervision du responsable approprié, cette personne travaillera à la mise en place d’un système d’accès aux archives de l’organisation, cela à partir de documents numérisés et informatisés, suivant son propre rythme de travail. La personne intéressée est priée de communiquer avec le président des IPSO, Pierre Serré, aux coordonnées mentionnées dans le présent Info-IPSO. Pierre Serré pspedrito9@gmail.com

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