Le Réseau Cap sur l’indépendance (RCI)

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Les organisations de lutte pour l’indépendance vivent présentement une sorte de « révolution » en matière d’organisation et de financement. Chacun sait le grand morcellement vécu dans l’ensemble du mouvement, ce qui fait en partie sa force mais aussi sa faiblesse. De même, le financement de l’ensemble des organisations est morcelé, et la conséquence première est la faible longévité de la plupart des organisations.

Ces choses sont peut-être en passe de changer. Du moins en partie. Avec le Réseau Cap sur l’indépendance (RCI,
http://capsurlindependance.quebec/), les organisations indépendantistes ont la possibilité de mettre en commun leurs ressources afin de se doter non seulement de moyens de financement unifiés mais aussi d’« outils politiques » communs qu’aucune organisation ne parviendrait à soutenir à elle seule.

Pour mener à bien sa mission, le RCI devait pouvoir s’appuyer à la fois sur une organisation aux reins assez solides pour investir un capital de départ dans la mise en place d’un « socio-financement », à l’image de ce qui se fait dans de nombreuses autres organisations à but non lucratif, telles Amnistie internationale, Centraide, Fondations XYZ pour l’environnement, etc. Cette organisation, ce fut la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. À l’époque, chaque employé du RCI devait solliciter les citoyens-nes afin qu’il donne un micro-don mensuel de quelques dollars destiné à une organisation ou à une cause particulière de la SSJB-M. Ces dons se répètent chaque mois indéfiniment, tant que la personne sollicitée ne désire pas y mettre fin. Et tant que le citoyen financeur continue à donner, tant que la cause est bonne et que l’engagement financier tient, le pactole ne fait que croître au fur et à mesure que s’ajoutent les donateurs.
Au début du projet de socio-financement, les revenus (moins de 15 000 $) atteignaient à peine la moitié des montants investis pour soutenir l’opération. Mais aujourd’hui, plusieurs années plus tard, les montants réellement obtenus par RCI dépassent les 100 000 $ et l’organisation projette en obtenir plus de 300 000 $ d’ici quelques années. La cible n’a rien d’irréaliste.

Qu’y a-t-il dans ce projet pour les IPSO ? Et qu’y a-t-il pour de nombreuses autres organisations indépendantistes ? Dans un premier temps, pensons-nous, RCI s’engage à financer divers projets à la carte, en fonction des mérites de chaque projet et des liens avec chaque organisation. Une révolution en soi dans le financement des organisations indépendantistes. Ainsi, un colloque annuel, une Soirée débats ou une Soirée discussion autour de l’œuvre d’un écrivain invité pourraient faire partie des projets financés en partie ou en totalité par les fonds RCI. On le voit, ceci libérerait les énergies consacrées par les organisations à la recherche incessante de financement. Du coup, ces changements canaliseraient les énergies vers les activités de formation politique à proprement parler, au cœur de la mission de chaque organisation.

RCI est bien plus qu’une simple entité vouée au financement des organisations indépendantistes. RCI dispose déjà d’un « Calendrier universel », un outil extraordinaire destiné aux organisations indépendantistes. Y sont consignées toutes les activités de toutes les organisations, cela de manière automatique, cela sans que l’organisation qui tient l’événement n’en soit même au courant. Le militant peut déjà consulter ce calendrier sous l’adresse «
http://aqction.info/ » et savoir quelles activités ont lieu chaque jour de l’année, avec renseignements afférents (lieu, heure, organisation titulaire, etc.); on peut sélectionner les activités par lieu, par organisation, par date, etc. RCI a également l’intention de mettre en place une Webtélé à l’intention des organisations indépendantistes; tout l’équipement est déjà acheté. Une équipe est à pied d’œuvre, dans le cadre du projet «Écran libre.TV», pour créer des vidéos viraux sur l’indépendance. Plusieurs autres projets sont en marche.

Les IPSO sont évidemment fort enthousiastes à l’égard de RCI, projet qu’ont tenu à bout de bras la SSJB-M et ses deux derniers présidents, Mario Beaulieu, et, plus encore, Maxime Laporte. Clairement, pour les IPSO, l’avenir, le leur et celui du mouvement en général, est dans ce genre d’organisation mettant en commun des énergies et des talents. Les IPSO invitent donc tous et chacun à s’intéresser au RCI et à faire partie de ce nouveau chapitre dans l’évolution du mouvement indépendantiste. Soutenons le RCI dès maintenant.
Pierre Serré Président des Intellectuels pour la souveraineté
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