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Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron

 

Septembre-octobre 2017

Aux membres et sympathisants des IPSO, vous trouverez dans cet Info- Ipso le résumé des communications présentées au colloque annuel 2016, des informations sur le Prix Jacques Parizeau et le nouveau conseil d’administration des IPSO élu à l’Assemblée générale de juin dernier.

Colloque annuel des IPSO, Remise du prix Jacques-Parizeau, Assemblée générale annuelle

Déroulement de la journée du 10 juin 2017

Le colloque annuel des IPSO, l’Assemblée générale annuelle et la remise du prix Jacques-Parizeau ont eu lieu à Montréal, le samedi 10 juin 2017, à la SSJBM, Maison Ludger-Duvernay, 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal.

 Colloque: La langue française, facteur d’intégration dans un Québec souverain

Le Comité organisateur:
Pierre Serré, Ph.D. sc.politique, président des Intellectuels pour la souveraineté Micheline Labelle, professeure émérite de sociologie, UQAM, vice-présidente des Intellectuels pour la souveraineté
André Jacob, professeur associé, UQAM, membre du conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté

Animateur : Claude André, enseignant en science politique

Claude André est politologue et enseignant en science politique au Collège de Rosemont. Son mémoire de maîtrise portait sur le Printemps québécois et les stratégies gouvernementales au Québec. Dans le passé, il a exercé la profession de journaliste culturel (Ici Montréal, Journal Métro) et on l’a vu pendant huit saisons au petit écran en qualité de chroniqueur/débatteur à l’émissionIci et là(canal Vox). Très sensible au rayonnement du français, il a écrit de nombreux articles sur des artistes francophones ainsi que deux biographies sur et avec des vedettes populaires de la chanson en plus de publier des billets politiques dans le Huffington Post et un essai en ligne, «Le sens caché». En 2015, il aété candidat pour la Bloc québécois dans Rosemont-La-Petite-Patrie

Ouverture

Philippe Bernard et André Jacob, membres du CA des Ipso, présentent la journée et les ateliers en remplacement de Pierre Serré, président, et de Micheline Labelle, vice- présidente, tous les deux absents pour raisons de santé. Le premier atelier sera ainsi amputé d’une présentation puisque Pierre Serré devait en être le troisième panéliste. On lui souhaite un prompt rétablissement.

Compte rendu des ateliers par Jean-René Plante, membre du CA des IPSO

Voir : https://www.youtube.com/playlist?list=PLKJE2BRXXjKTeO87V5PmDvtM- YrJWFnPQ
ou sur notre site :http://ipsoquebec.org/category/videos/

Atelier 1. La Loi 101, instrument de normalisation du statut du français ?

Éric Bouchard ,directeur général du Mouvement Québec français.

Entre 2009 et 2012, Éric Bouchard a été chercheur attitré au dossier linguistique pour le député de Borduas, Monsieur Pierre Curzi. Pour ce dernier, il a rédigé ou dirigé trois études, dont deux sur le rôle premier de l’État québécois dans l’anglicisation du Québec. Il a aussi rédigé le projet de loi 593 qui était une refonte complète de la Charte de la langue française. Depuis 2013, il coordonne la table de concertation Les Partenaires pour un Québec français où dix organisations siègent, dont cinq grands syndicats. Il est aussi le Directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français depuis mai 2015 et, sous sa gouverne, une partie des actions du mouvement est concentrée sur le financement de la production et la diffusion d’études et de mémoires sur le dossier linguistique. Monsieur Bouchard est connu pour ses nombreuses conférences et formations qu’il donne non seulement dans les universités et les institutions collégiales, mais aussi dans les bibliothèques publiques, les syndicats et les partis politiques.

Titre de communication: Le retour en force du français? Tout y est sauf le courage politique!

Eric Bouchard souligne de prime abord le silence assourdissant actuel à propos de ce qui différencie essentiellement le Québec au sein de son environnement géopolitique : sa langue et sa culture. À la Conquête, la population du Québec, si on exclut le peuplement ancien autochtone, était à 99% francophone. Par rapport à ce chiffre, la situation actuelle manifeste le spectaculaire recul du projet de société élaboré à partir de 1608. Ceci s’inscrit par ailleurs dans un contexte où, parmi les 6 000 langues recensées

présentement dans le monde, il est estimé que la moitié auront disparu dans un siècle. Une donnée peu connue du statut des langues dans le monde est qu’elles sont régulées par les interventions de 389 états. La situation du Québec et de sa Charte de la langue française n’a donc rien d’unique.
Le rôle des institutions publiques, ici ou ailleurs, est de donner du prestige à la langue concernée (on pensera dans le cas québécois aux gigantesques chantiers d’hydro-électricité menés en français grâce à la nationalisation d’Hydro-Québec et qui ont frappé l’imaginaire mondial), d’en étendre de façon générale, au moyen de la législation, le champ d’application dans l’univers du travail et de donner à la langue un pouvoir d’attraction, une capacité à susciter un attachement affectif au sein de la population. Cependant la situation contemporaine au Québec révèle que l’État ne met plus tout son poids à remplir cette triple mission, entraînant en même temps que lui dans cette voie le secteur privé, y compris coopératif. L’exemple le plus récent et le plus spectaculaire, est celui du mouvement Desjardins, qui au nom de la «recherche de clientèle» renonce sans vergogne à ses responsabilités à l’endroit de la société globale, en multipliant les courriels bilingues par exemple.

Frédéric Lacroix, militant 

Né en Alberta, Frédéric Lacroix est titulaire d’un baccalauréat en génie physique, d’une maîtrise et d’un doctorat en génie électrique à l’Université McGill (2001). Il s’intéresse de longue date à la question linguistique et a publié des analyses dans Le Devoir, Le Soleil et L’Action nationale. Il est chroniqueur régulier sur le sujet à L’Aut’Journal. Il a participé à la création de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (www.irfa.ca). En 2012, il a fait partie d’une coalition de parents exigeant un moratoire sur l’implantation des programmes d’anglais intensif au primaire (http://www.anglaisintensif.org/).

Titre de communication : L’enseignement de la langue seconde au Québec. Un état des lieux.

Frédéric Lacroix, militant de la langue, est né en Alberta, ce qui explique peut-être l’acuité de son regard sur certains aspects de la situation linguistique actuelle. Il développe l’idée d’une influence majeure de la Loi fédérale des langues officielles sur l’enseignement de l’anglais au secteur scolaire primaire québécois. Au départ il y a un conflit de fond entre l’approche constitutionnelle fédérale, où les droits linguistiques sont rattachés aux individus, et l’approche québécoise, où ils le sont au territoire. À partir de cette contradiction, la loi 101 québécoise a subi tous les assauts imaginables et l’anglais a reconquis subrepticement un espace non légitime. Le droit d’entrée à l’école anglaise a été ainsi élargi. Et même à l’école française on a vu une extension de la place de l’anglais langue seconde. L’école anglaise et, dans une certaine mesure, l’école française, ont remplacé le principe du français langue nationale du Québec par celui du bilinguisme canadien dans les finalités de l’école québécoise. (Un exemple de cette logique à l’école française est l’anglais intensif en sixième année.) La grande ironie de cette situation est que cette obsession de bilinguisation dans une société qui est déjà la plus bilingue du monde en ce qui concerne la connaissance de l’anglais comme langue additionnelle, crée un état des lieux où l’offre d’anglais dépasse la demande réelle naturelle du marché du travail. La place de l’anglais s’en trouve gonflé artificiellement «de l’extérieur».

Par ailleurs, cette bilinguisation ne concerne aucune autre langue à part l’anglais. Il n’y a pas d’offre réelle au Québec pour l’apprentissage d’une autre langue seconde que l’anglais. C’est un tout-à-l’anglais, mais rien pour les autres langues comme l’espagnol, le mandarin, etc.

Sous l’influence des positions fédérales en matière de langue se camoufle ce qu’on pourrait appeler le piège-Trudeau, en réalité une diglossie, laquelle se drape dans le manteau du bilinguisme, c’est-à-dire le processus de remplacement d’une langue par une autre dans une société donnée et qui est en fait un phénomène de passage graduel à un unilinguisme nouveau. On ne s’étonnera pas en conséquence de trouver le financement de Patrimoine canadien en soutien à la SPEAQ, un groupe d’enseignants en faveur de la promotion de l’anglais comme langue seconde au Québec et de toutes sortes d’autres initiatives poussant à la bilinguisation du Québec. Il y a là une stratégie politique qui vise à avoir un impact, non seulement pour élargir la scolarité en anglais au Québec, mais aussi pour restructurer dans un sens canadien l’identité québécoise.

En conséquence il est urgent de libérer le système d’éducation québécois de la loi fédérale des langues officielles, de l’en mettre définitivement à l’abri. Et d’ouvrir en même temps l’école québécoise à d’autres langues que l’anglais, afin d’élargir les horizons québécois à la totalité du monde.

Atelier 2 : La citoyenneté québécoise et son rayonnement dans le monde

L’atelier 2 porta à la fois sur l’état actuel du français au Québec dans le monde du travail et sur la place actuelle du français sur la scène internationale.

Mireille Bénard, Adjointe au comité exécutif de la CSN, responsable du dossier linguistique.

Féministe engagée et syndicaliste depuis les années 1990, Mireille Bénard a présidé le Syndicat des garderies de Montréal puis a été vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, avant de devenir conseillère syndicale. Aujourd’hui adjointe au comité exécutif de la CSN, elle est notamment responsable des dossiers de la langue française, des jeunes, de la santé et de la sécurité du travail, de l’environnement. Impliquée dans sa communauté, Mireille Bénard a à cœur les intérêts des travailleuses et des travailleurs, ainsi que des exclus de la société. Elle milite pour le bien commun et pour un meilleur partage de la richesse.

Titre de communication: Langue française et santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs du Québec

Mireille Bénard illustre comment la «mécanique» de l’application de la langue française (la loi 101 au plan du travail) affecte les personnes immigrantes. Ainsi le non-accès à des traductions de modes d’emploi ou de manuels d’entretien peut même aboutir dans certains cas extrêmes à des … morts d’homme. Elle rappelle que d’après la loi une entreprise doit compter au moins 50 employé-es pour qu’elle soit obligée à la traduction s’appliquant aux outils de travail. Et qu’en-deça de 100 employés, il n’y pas de d’obligation à un milieu de travail essentiellement en français. De plus, la situation de facto au Québec, c’est de voir les droits linguistiques régulièrement bafoués.

Ce sont les personnes immigrantes qui se retrouvent en plus grand nombre dans les situations de travail les plus ingrates, dans le travail le plus à risque, le moins bien protégé. Or, en plus, il faut constater un manque flagrant de communication et de coordination entre les deux types d’organismes gouvernementaux québécois censés assurer la protection des travailleurs, ceux responsables de la santé et sécurité au travail et l’Office québécois de la langue française. Ajoutons à cela que la situation est pour ainsi dire toujours aggravée quand le travailleur immigrant concerné est une travailleuse.

Nathalie Meunier, syndicaliste

Œuvrant depuis 23 ans dans un milieu professionnel multiculturel et majoritairement anglophone à plus de 97 %, elle a plus qu’une bonne expérience des enjeux de la francisation en milieu de travail. Engagée au sein de l’organisation syndicale de l’Association Internationale des Machinistes et Travailleurs de l’Aéronautique (AIMTA), affiliée FTQ, elle cumule plusieurs postes qui lui ont permis d’exprimer par des actions et luttes quotidiennes, sa passion à défendre la langue française et à dénoncer les effets de la pauvreté, de la discrimination et des inégalités. Siégeant au sein du comité de francisation de son entreprise depuis 1999, elle a mené maintes batailles au fil des années afin de faire respecter les droits sociaux collectifs et individuels des travailleurs francophones souvent opprimés face à la mondialisation et au délicat sujet de l’intégration des immigrants en milieu de travail.

Titre de communication: 40 ans après la Charte, sous l’influence de la Mondialisation, est-il toujours possible de travailler en français?

Nathalie Meunier livre un témoignage percutant sur la façon dont les choses se passent dans certains milieux de travail de l’ouest montréalais, dans des domaines comme l’aéronautique, l’automobile, les télécommunications, l’hôtellerie, etc., après 40 ans de loi 101, mais surtout après 20 ans de mondialisation accélérée. Dans beaucoup de PME de ces secteurs, le travail se fait à 99% en anglais. Les droits sociaux québécois y sont malmenés à la journée longue et qui les défend s’expose à être traité de tous les noms. Parmi les plus malmenés il y a évidemment les droits linguistiques. Les travailleurs eux-mêmes peuvent y être peu sensibles, parce que complètement isolés au sein de communautés particulières sur les lieux mêmes de travail. C’est pire encore chez les employeurs, même parfois francophones, qui tendent à faire fonctionner leurs entreprises en tant qu’entités purement anglophones, sauf peut-être en contexte d’exception, lorsqu’à la recherche de contrats gouvernementaux québécois, et où alors on affiche une conformité de façade aux lois linguistiques québécoises. Bref c’est le règne de l’hypocrisie et de la mauvaise foi. La mondialisation mène le bal et le système force les travailleurs à s’ajuster à l’imposition de l’anglais.

Jean-Benoît Nadeau, chroniqueur au quotidien Le Devoir et auteur

Collaborateur au magazine L’actualité, Jean-Benoît Nadeau tient également une chronique sur la langue française et la francophonie au quotidien Le Devoir. Auteur de quelque 1 500 articles et chroniques et récipiendaires de nombreux prix, il a également signé une douzaine de livres, dont un sur l’espagnol, trois sur les Français et deux sur la langue française (Le français, quelle histoire!, La grande aventure de la langue française).

Titre de communication: Le Québec et les francophones qu’on ignore, les réseaux francophones.

Jean-Benoît Nadeau fait un aveu d’emblée: quand il était plus jeune et plus candide, il y a peut-être un quart de siècle, il croyait qu’une langue devait se défendre par ses propres moyens, toute seule. Depuis, enquêtes et expériences lui ont appris que tous les pays régulent la langue, jusqu’à la faire jaillir du sol eux-mêmes, comme Israël.

En ce domaine les pays anglophones ne sont pas à la traîne.
Il s’attarde ensuite au français comme phénomène mondial, pour montrer que si

la situation intérieure du français au Québec génère des inquiétudes, à l’échelle internationale la langue en question connait pratiquement un âge d’or. Elle figure parmi les 8 qui peuvent compter sur au moins 100 millions de locuteurs de langue maternelle. Elle n’est pas en tête de liste comme le mandarin, mais en termes d’influence, elle vient au deuxième ou troisième rang. C’est elle qui a le meilleur rapport entre nombre d’utilisateurs et nombre de locuteurs de langue maternelle. Le quart des enseignants de langue seconde sur terre enseignent le français. M. Nadeau met l’accent sur d’autres aspects spectaculaires du rayonnement international de la langue officielle du Québec. Ainsi les réseaux francophones à l’échelle de la planète abondent, soutenus tant par les gouvernements que par les organismes privés. En ce domaine, l’État et les institutions privées sont en avance sur le quidam québécois, qui affiche une grande méconnaissance des dits réseaux et de leur performance. La langue française, sa situation, son avenir bénéficient donc à l’échelle de la planète du soutien de personnes et d’appareils qu’on pourrait qualifier d’«entreprenants». Si le Québécois «ordinaire» se sent parfois solitaire dans sa bulle linguistique, peut-être est-ce le fruit d’une posture quelque peu négative et nombriliste signalant une méconnaissance de la place occupée objectivement par sa langue.

Commentaire : Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO

Les interventions, excellentes, ont surtout ciblé la situation de la langue française au Québec, pourtant langue officielle et supposée commune. Cette situation constitue un obstacle structurel au développement d’une citoyenneté québécoise au sens politique du terme. Il reste à approfondir l’impact de cette situation quant aux trois dimensions de la citoyenneté que sont : 1) l’accès aux droits et aux devoirs; 2) la participation à la communauté politique qui permet le développement d’un sentiment d’appartenance à la nation; 3) l’adoption d’une identité nationale. Un Québec souverain changerait-il la donne en profondeur?

7e Prix Jacques Parizeau

Le prix Jacques-Parizeau a été institué en 2011 par le conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté et vise à reconnaître l’apport d’un intellectuel pour ses contributions remarquées à l’avancement des connaissances ou des arts au Québec et pour ses prises de positions publiques insignes en faveur de la souveraineté du Québec.

Le jury composé de trois membres du conseil des IPSO a décidé d’accorder le prix 2017 à madame Hélène Pelletier-Baillargeon.

Madame Pelletier-Baillargeon a effectué des études en littérature française, à l’Université de Montréal, puis à Paris, à la Sorbonne et à l’École pratique des Hautes études.

De retour au Québec, elle s’est jointe à l’équipe de rédaction de la revue Maintenant dès sa création en 1962, et en a assumé la direction en 1973-1974. De 1974 à 1981, comme journaliste pigiste, elle a publié des articles dans plusieurs périodiques, dont Le Devoir et La Presse. De 1986 à 1989, elle a rédigé une chronique hebdomadaire dans ce dernier quotidien.

Outre ses activités professionnelles, Hélène Pelletier-Baillargeon a apporté ses contributions à la promotion de la souveraineté du Québec, en particulier comme conseillère politique du ministre de l’Éducation, Camille Laurin, de 1981 à 1983 et par la publication de Le pays légitime chez Leméac, en 1979, une réflexion sur l’avenir politique du Québec.

À titre de biographe, elle est l’auteure, entre autres, de Marie Gérin-Lajoie : de mère en fille, la cause des femmes, publié par Boréal Express en 1985 et qui lui a valu le prix du

gouverneur général et le prix Maxime-Raymond de l’Action nationale, puis d’une monumentale biographie en trois volumes, intitulée Olivar Asselin et son temps, chez Fides en 1996, 2001 et 2010.

Au nom de Pierre Serré, président des IPSO, et des membres du conseil d’administration, je suis fier de remettre à madame Pelletier-Baillargeon le septième Prix Jacques-Parizeau «pour la qualité de son œuvre de journaliste et de biographe et sa contribution à l’histoire des idées au Québec».

Philippe Bernard, 10 juin 2017

Dans le passé, ont été bénéficiaires: Guy Rocher, Pierre Vadeboncoeur, Gilles Vigneault, Jacques Yvan Morin, Louise Beaudoin, Serge Cantin.

Lien prix Jacques-Parizeau http://ipsoquebec.org/?p=393&preview=true

►Élection des membres du CA 2017-2018, lors de l’Assemblée générale

2017 et lors du conseil d’administration du 12 septembre 2017

Pierre Serré, président
Micheline Labelle, vice-présidente Ercilia Palacio-Quintin, registraire André Jacob, secrétaire
Philippe Bernard, trésorier

Autres membres du conseil d’administration :

Charles Berthelet, Michel Blondin, Joël Côté, Jocelyne Couture, Andrée Lajoie, Jean- René Plante

Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO

 

Adresse postale
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